Eurowood en action

À la fin des années ’90, on est toujours en pleine discussion au sujet de l’emplacement d’un nouvel Aéroport National. Dans ses plans, la province de Flevoland considère déjà l’établissement d’un nouveau polder dans le Lac de Marken, qui serait alors principalement destiné au trafic aérien et à la bulbiculture polluante. Pour réagir contre cela, Ben Waalwijk et Rob Schrama proposent leur alternative. Avec Eurowood, les Pays-Bas s’agrémentent d’un nouveau territoire de verdure, pour compenser toute la nature qui disparaît.

Les astronomes, les dragueurs de fonds et les activistes pour l’environnement réagissent de façon enthousiaste et estiment que le projet est possible. Les habitants de Flevoland reçoivent le projet Eurowood avec sympathie, surtout après la publicité positive que l’expédition de nuit -avec Willem de Ridder- a apporté à leur province. En effet, beaucoup d’Amstellodamois avaient répondu à son appel en effectuant ce trajet nocturne et avaient apprécié leur première entrevue avec Eurowood. Les médias elles aussi se montrent intéressées : Rob Schrama et Ben Waalwijk sont plus d’une fois interviewés par les journaux, la radio et la télévision. À Amsterdam, le vendredi soir, on peut également voir Eurowood à la télévision. En 1999, 2000 et 2001 sept émissions sont enregistrées et diffusées, par une des chaînes de TV locale d’Amsterdam : Salto, qui répète continuellement ce programme.


Par l’écran, Rob Schrama et Ben Waalwijk emmènent les spectateurs avec eux : ils peuvent ainsi suivre les partisans d’Eurowood. Pour cela, les deux artistes rendent visite, entre autre, au Maharashi à Vlodrop, puis vont évaluer l’exposition « Parcs du Futur » à l’Académie des Arts Rietveld et ils obtiennent des explications au sujet des îles flottantes de la part de Robert Jasper Grootveld. Des diffusions, sur les chaînes nationales, reprennent certains items et vont même parfois jusqu’à se mettre au travail en faisant un reportage sur Eurowood.

Avec leur image du futur -pour un monde meilleur- dans le Lac de Marken, Rob Schrama et Ben Waalwijk reflètent la réalité d’aujourd’hui aux Néerlandais. Ayant la carte d’Eurowood sous la main et étant suivis par une équipe de cameramen, les enfants ainsi que leurs parents se mettent en mouvement, et les administrateurs et les activistes ensommeillés sont secoués.

 

 

En 1999, Rob Schrama et Ben Waalwijk remplissent des sacs de sable -avec des jeunes et le maire de Lelystad- protestant ainsi contre la construction d’une île glissante dans le Ijmeer. Sur un bateau rempli de ces sacs, ils naviguent vers l’endroit sinistre et comblent, avec le sable qu’ils ont apporté, le puit de déchets qui avait été planifié dans la future étendue d’eau d’Eurowood.
Avec succès d’ailleurs, car un jour après la retransmission de cette action, sur la chaîne SBS6, les États Provinciaux de la Hollande du Nord votent contre la construction.



hier staan mensen een zakje zand in het meer te legen. het zijn jan piet en klaas en verder weet ik het niet meerf

Eurowood

Eurowood in actie


Des artistes s’efforcent toujours de remplir les Sacs d’ Eurowood, pour un idéal

Idéal

LELYSTAD

Depuis l’année 1996, les artistes Rob Schrama et Ben Waalwijk continuent toujours à rêver de leur idéal : placer le parc naturel d’Eurowood dans le Lac de Marken.
Samedi, lors de la Manisfestation d’Art, tenant une carte à la main, ils ont indiqué au public les quarante kilomètres carré du Grand Parc de paysages. Celui-ci a la forme de l’Europe et doit apparaître à l’Ouest de la digue Lelystad-Enkhuizen. Flevoland est splendide mais elle peut être perfectionnée par une quatrième région, surélevée, qui permettrait d’évoluer au niveau spirituel et écologique.
Schrama, Waalwijk et un nombre de sympathisants, étaient pourtant à Lelystad pour tirer la sonnette d’alarme d’Eurowood : car le futur est menacé par un plan visant à installer un dépôt de vase dans le lac ‘Ijmeer’. Alors ils se sont arrangés pour que les visiteurs, à l’aide de pelles, puissent remplir des sacs de sable provenant du village artistique d’Amsterdam : Ruigoord ; (ce sable avait été, à l’époque, offert par Joop den Uyl, pour y faire un port).
« Avec ce sable nous voulons –de façon symbolique- remplir le trou virtuel du dépot vaseux. L’après-midi, les sacs ont été déchargés par bateau dans le Lac de Marken. On a aussi demandé au maire Mr Leeuwe, de remplir un sac : contre le dépot de vase et en faveur d’Eurowood.
Il a pris la pelle avec retenue :
- Je ne donne pas mon opinion, au sujet de votre projet, car cela serait politiquement incorrect : en effet, le futur de cet endroit sera déterminé plus tard ; donc par mon geste, j’exprime uniquement ma sympathie envers les artistes de Ruigoord ».

Le projet d’Eurowood est-il réaliste ? « Plus on y croit soi-même, plus il devient réaliste. » répond Waalwijk.

Quotidien Flevoland, le 30 Août 1999.

 

 

 

.....

Eurowood

 

 

 

 

 

 

 

HOME