La Pyramide de Lumière à Jérusalem

Depuis les points angulaires autour du mur de la ville de Jérusalem, quatre puissants lasers lancent leurs rayons verts fluorescents dans l’univers. Ils se croisent à une hauteur de plus de huit cent mètres au dessus de la Vieille Ville. Précisément en dessous du centre de cette sculpture lumineuse -au croisement des quartiers Chrétien, Juif, Musulman et Arménien- se trouve une Promenade sur les toits, pouvant accueillir quelques milliers de visiteurs. Cheminant vers un Nouvel An rempli d’espoir envers la paix, la Pyramide de Lumière recouvre la Fête des Lumières Juive (Chanukah), la Fête de Noël Chrétienne et la fin du Ramadan Musulman.


On peut célébrer en commun, sous la Pyramide de Lumière, la sainteté de ces jours de fête. À travers les prières et les méditations, les chants et la musique, ainsi qu’avec le partage des repas : une atmosphère de conciliation et de compréhension se forme. Une énergie positive se dégage et apporte consolation et espoir, permettant ainsi à la paix de pouvoir grandir au fond du coeur des gens.


Si les Palestiniens et les Juifs parviennent à vivre ensemble pendant la soirée –tous solidaires sous la Pyramide de Lumière- alors il devrait également s’avérer possible de réaliser cet exploit au cours de la journée. La présence militaire deviendrait ainsi superflue. L’ensemble que forme la Vieille Ville est un sanctuaire, un Temple de Dieu. La paix doit régner dans Sa ville et cela ne peut être accompli qu’en retirant l’épine du conflit ; représentée par le fait de vouloir s’approprier le contrôle sur le Vieux Jérusalem. Rends la ville à Dieu et ne reconnais aucune autre autorité que celle du Tout-Puissant. Cela ouvre un chemin vers une Jérusalem indivise : capitale d’Israël, aussi bien que capitale de la Palestine.

CAMPAGNE DE PAIX À JÉRUSALEM

 

                  

 

                    

QUAND IL SE TROUVAIT À JÉRUSALEM, ALORS QUE LA DEUXIÈME INTIFADA PALESTINIENNE COMMENÇAIT, ROBERT SCHRAMA -D’ UNE FAÇON TRÈS SPÉCIALE- A FAIT UNE TENTATIVE AFIN DE PROMOUVOIR LA PAIX.

Article paru en Mars 2001, dans le Magazine TM :


Le 5 octobre 2000, l’artiste Rob Schrama nous écrit, alors qu’il se trouve à Jérusalem pour un projet artistique :

« Parce qu’ici la violence, ces derniers temps, n’a cessé d’augmenter, je viens de commencer à y répondre de la façon la plus élémentaire : par le moyen de la méditation.
Je suis l’invité de l’Académie de Jérusalem, un cercle d’esprits éclairés qui se dévouent pour une meilleure relation entre Israéliens et Palestiniens. Le directeur de cette académie pratique, tout comme moi, la Méditation Transcendantale. J’ai proposé de méditer publiquement en face du Mur des Lamentations ; sur une petite place protégée, à quelques mètres au dessus de la grande place.
Mercredi dernier, nous avons d’abord commencé à trois, sur des coussins et des couvertures que nous avions apportés. Nous avons formé un cercle qui a été rapidement élargi par des amis -attirés par le rythme de nos tambourins- et avons alterné les méditations avec les prières et les chants. Il y a aussi eu des discussions, au sujet de la situation à Jérusalem. Parce que nous avons partagé un orateur de personnel, chacun (e) a eu la possibilité de raconter son histoire, sans être interrompu.
Depuis le début, nous avons beaucoup attiré l’attention et de nombreuses personnes ont spontanément rejoint notre cercle : des Arabes, des Juifs orthodoxes et même…oui…des policiers et des soldats. C’est ainsi que nous avons eu l’occasion d’entendre les témoignages les plus horribles.
Nous avons continué jusque tard dans la nuit et avons dormi en plein air. Nous nous sentions de plus en plus forts, et étions conscients de ce que notre énergie et notre comportement influençaient l’entourage d’une façon positive.
Le vendredi, notre groupe avait grossi de plus de vingt personnes. Ce jour de visite à la mosquée avait été proclamé : Jour de la Colère. Après la Prière du Matin dans la mosquée Al-Aksa sur le Mont du Temple, on s’attendait à ce que les Juifs qui se trouvaient en bas, près du Mur des Lamentations, soient menacés lors des émeutes provoquées par l’agitation Palestinienne. Notre petite place formait, juste en face, un endroit stratégique : tôt le matin, des douzaines de soldats armés et des policiers sont venus afin de l’occuper. Il n’y avait presque plus d’endroit où se mettre pour eux, car nos couvertures et nos coussins recouvraient presque entièrement la modeste place.
Les soldats ont été influencés par notre bonne humeur : ils ont souri, et sur leurs visages on pouvait également lire le respect. Quelques uns d’entre eux sont venus s’asseoir avec nous -sur les bancs, proches de notre cercle- et ils ont chanté les chansons Israéliennes avec nous. D’une façon spontanée, des touristes ont également rejoint notre « Cercle pour l’amour et la paix ».

 

                       


Vingt minutes avant que les gens ne quittent la mosquée, nous avons entamé une séance de recueillement. Et oui, en effet : on a entendu de l’autre côté le brouhaha et le fracas d’un torrent de pierres qui tombaient, ainsi que les premières séries de coups de feu. On était apparemment en guerre mais, curieusement, je me sentais parfaitement calme et entièrement certain de la puissance de notre groupe.
Immédiatement, j’ai entendu qu’on criait des ordres et les participants furent, sans ménagement, évacués de notre place. Avec précaution, le long de notre cercle -silencieux à mort- les gens se dégagèrent un chemin : obéissant aux ordres des soldats qui les poussaient. La chose la plus remarquable –mais aussi celle que j’espérais- se passa alors : les soldats ainsi que leurs officiers respectèrent notre groupe en nous laissant méditer. Il semblait presque qu’ils nous protégeaient comme nous les protégions. C’était une forme de solidarité inexprimée. Et pendant le grondement de l’artillerie lourde et la détonation des armes à feu que l’on entendait de partout, « notre » groupe de militaires ne tira pas une seule fois. Après vingt minutes, soudainement, un silence de fer se fit tout autour de nous. On n’entendait plus rien du tout. J’ai ouvert les yeux et j’ai observé les soldats qui, étonnés, regardaient par-dessus le parapet en direction de la grande place vers le Mur des Lamentations.
: « Les soldats se sont retirés, a dit l’officier de service ; la violence est terminée ». Le cercle d’amis s’est alors levé et ils se sont embrassés. Des soldats sont venus vers nous en riant et en pleurant, ils nous ont serré la main et tapé sur l’épaule en nous offrant des cigarettes (que personne n’a accepté).
Quelque chose de spécial venait de se passer et nous savions tous que nous y étions pour quelque chose.
Oui vraiment, le silence aide à contrer la violence. »


   

Durant l’automne 2000, Rob Schrama a été invité à l’Académie de Jérusalem : une organisation d’esprits éclairés, originaires du monde entier. Ils font passer des solutions pour une Jérusalem non divisée : capitale de la Palestine et d’Israël et cohabitant paisiblement.

Ces deux illustrations montrent une vision du futur concernant cette ville. Elle est celle du fondateur de l’Académie de Jérusalem : Dr. Jitschak Hayut-Man. Si vous désirez plus d’informations à ce sujet, consultez le Web site :

www.thehope.org

 

 

 

 

 

 

 

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